| Villefranche
et sa région > Patrimoine |
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| Villefranche-sur-Saône...
un peu d'histoire |
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Le Patrimoine Caladois présente un large éventail
de l’histoire de l’art en milieu urbain.
L’Art roman
se retrouve dans certains éléments du chœur de
Notre-Dame des Marais alors que le reste du bâtiment est gothique
et la façade flamboyante.
Il en est de même pour de nombreux édifices construits
à la fin du XVème siècle et au début
du XVIème siècle ornés d’arcs en accolade
et de pinacles à crochets.
L’art de la Renaissance
s’exprime en particulier sur les façades des n°
594 ou 407 avec ses arcs en anse surbaissés de paniers ou
ses corniches saillantes.
L’époque classique
est notamment représentée par la cour de l’auberge
de la Coupe d’Or ou la maison Roland.
Enfin il y eut plusieurs constructions au XXème siècle
comme le marché couvert, le groupe scolaire Ferdinand Buisson,
la Chambre de Commerce et d'Industrie, la piscine Bointon, le Palais
de Justice, le centre hospitalier.
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Les
Armoiries
Depuis la fondation de la ville, les armoiries de Villefranche se
lisaient :
"de gueules à une porte de ville
d’argent flanquée à dextre d’une tour du
même".
En 1514, Anne de Beaujeu autorisa la ville à porter en plus
ses armes "d’azur chargé de trois fleurs de lis
d’or brisées chacune d’un bâton a lésé
peri en bandes de gueules".
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L’enceinte
médiévale
De l’enceinte de près de 2km de long et de la
vingtaine de tours
construites au XIIème siècle subsistent encore quelques
exemples:
- La tour du Bout du Monde ou de la
Corroseuse, rue des Remparts.
- La tour de la Carrière,
rue Gantillon derrière l’immeuble Les Templiers.
- La tour de la Pouponnière
: parking de la rue des Jardiniers.
Certaines rues du vieux Villefranche correspondent à l’ancien
chemin de ronde intérieur
comme la rue de Villars, la rue des Remparts, la rue Lirette ou l’impasse
Fradin. La rue des Fossés occupe l’emplacement du fossé
nord. |
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| La
Rue Nationale |
Maison
Depheline – 375 rue Nationale
La façade de ce bâtiment sur la rue Nationale est constituée
de deux maisons différentes. Une plus large au Nord s’ouvrant
par trois ouvertures en plein cintre, une plus étroite au Sud
avec deux arcades inégales. Une longue allée couverte
de croisées d’ogives conduit à une première
cour où se trouve la tourelle de l’escalier à
vis. Une deuxième cour construite au XVIIIème siècle
montre un escalier à cage ouverte et deux étages de
balcons. L’ensemble est richement orné de rampes en fer
forgé.
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La
maison de l’Italien -
407 rue Nationale
C’est la plus vaste et la plus
noble des maisons caladoises. Une cour d’honneur,
seul exemple à Villefranche, sépare le corps principal
de la rue. Une élégante galerie Renaissance la limite
du côté Nord. Un escalier en colimaçon permet
d’accéder à une salle d’où un guetteur
surveillait les toits de la ville et donnait l’alerte en cas
d’incendie. Une allée communique à une seconde
cour qui s’ouvre rue Etienne Poulet, artère principale
de l’ancien quartier de la poulaillerie.
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Rue
du Faucon, angle 476 rue Nationale
Elle porte le nom de l’auberge (Nord du bâtiment) qui
fut jusqu’au milieu du XIXème siècle la plus réputée
de Villefranche où s’arrêtait la Poste aux chevaux.
La rue est limitée au Sud par une pittoresque construction
à pans de bois dont seule la façade
du n°476 rue Nationale est en pierres.
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La
Galerie de Bois – 514 rue Nationale
La cour toute en longueur est fermée côté Sud
par une galerie de deux étages entièrement réalisée
en bois, seul exemple subsistant à Villefranche. Ce devait
être à l’origine le cas de la plupart, voire de
toutes les galeries. Aux arcs en accolade du rez-de-chaussée
correspondent des arcs trilobés au premier niveau reposant
sur des piliers de chêne. L’ensemble est typique du style
gothique.
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La
Maison Mignot de Bussy - 523 rue Nationale
Cette noble demeure
a appartenu au XVIIème siècle à la famille Mignot
de Bussy qui exerça à plusieurs reprises les fonctions
de lieutenant général du Baillage de Beaujolais. Louis
XIV y séjourna le 23 Novembre 1658. On accède
à la cour par une vaste allée couverte de croisées
d’ogive. On y retrouve la disposition traditionnelle avec une
galerie et un escalier en colimaçon dont le sommet est couvert
par une belle voûte d’ogives. Une cuisine dotée
d'une magnifique cheminée occupait le côté Est.
L’ensemble vient d’être somptueusement restauré
par le propriétaire actuel. |
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La
Coupe d’Or – 528 rue Nationale
Ce logis a été de 1391 à 1770 une
des auberges les plus réputées de la ville.
Sa cour constitue un très bel ensemble architectural typique
de l’époque de Louis XIV.
Un escalier à cage ouverte conduit à deux étages
de coursières garnies de belles ferronneries classiques. Leurs
motifs très symétriques diffèrent de ceux des
ferronneries de l’escalier plus « baroques ». |
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Le
Pignon de la Pêcherie – Façade du 588 et 594 rue
Nationale
Tout oppose ces deux façades bien qu’elles aient souvent
appartenu aux mêmes propriétaires. A droite sur la façade
du 588, les fenêtres à meneaux sont surmontées
d’arcs en accolade alors que les pinacles à crochets
dessinent et accentuent trois lignes verticales, typiquement gothiques
. A gauche, la façade du 594 est rythmée par des corniches:
trois horizontales et des colonnes verticales. L’ensemble est
de style Renaissance.
Près d’un siècle séparent les dates de
construction de ces deux façades, dont la juxtaposition permet
de comparer deux styles architecturaux.
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Hôtel
Gayand – Place des Marais , derrière le 673 rue Nationale
Très remaniée au XIème siècle, la cour
présente plusieurs petites sculptures sur différents
culots soutenant les croisées d’ogive de la galerie ou
les larmiers des fenêtres à meneaux. On peut découvrir
un petit diable, des chiens en train de se battre, une petite sirène
sexy, un griffon, des armoiries…. |
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Collégiale
Notre-Dame des Marais
Initiée dans la deuxième
moitié du XIIème siècle,
sa construction s’est poursuivie jusqu’au début
du XVIème siècle. Chaque époque
a laissé une empreinte caractéristique. Sont encore
romanes les voûtes en berceau brisé
du chœur et de l’ancien transept alors que les croisées
d’ogive des bas-côtés sont typiquement gothiques
(XIIIème siècle).
Les voûtes de la nef principale à liernes et tiercerons
sont un peu plus tardives (XIV-XVème) alors que la façade
du début XVIème est de style gothique
flamboyant.
Le décor sculpté, autrefois abondant, a souffert des
Guerres de Religion et de la Révolution.
L’ensemble (extérieur et intérieur) a été
splendidement restauré. Les orgues
méritent une mention spéciale.(voir
ci-dessous). |
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Maison du Patrimoine - 30 rue Roland et 739 rue Nationale, Traverse
de la Manécanterie
Noble maison construite au XVIème
siècle par Marguerite de la Roche. La façade
assez simple est rythmée par deux étages de fenêtres
à meneaux. La Maison du Patrimoine abrite des expositions temporaires et rétrospectives
valorisant le patrimoine
local. |
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Maison Roland - 793 rue Nationale
Cette magnifique demeure bourgeoise
résulte de la transformation opérée vers 1744
de deux édifices pré-existants. La façade sur
la rue Nationale est de sobre élégance du style
Louis XV. A l’intérieur, on peut admirer une
majestueuse cage d’escalier ainsi qu’une cour récemment
restaurée. Madame Roland et son mari y habitèrent quelques
années avant la Révolution. |
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Maison Giliquin - 810 rue Nationale
Entrée par la grille Passage de l’Ancienne Mairie. Cette
demeure fut construite dans la deuxième
moitié du XVIème et au début du XVIIème
siècle. La cour montre l’aspect habituel
des vieilles cours de Villefranche avec son escalier à colimaçon,
sa galerie à deux étages et son puits. Les arcades du
rez-de-chaussée sont en plein cintre, typiquement classiques.
Il existe du côté Ouest un retour d’équerre
tout à fait unique dans notre ville. |
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Ancienne
Mairie - 816 rue Nationale
Siège des Echevins de 1529
à 1928 puis de la municipalité de
Villefranche, le bâtiment actuel a été reconstruit
en 1581 après la destruction opérée par les
protestants du Baron des Adrets, de la Première maison de
ville. Il est progressivement agrandi du côté de la
cour en 1589 puis en 1648. Les travaux sont terminés en 1660
comme en témoigne la date portée au centre de la façade.
Le bâtiment est transformé en Maison
Commune sous la Révolution, comme en témoigne
la pierre aux deux inscriptions dans le passage et devient Mairie
sous l’Empire. Les bâtiments du passage
connurent une réfection au XIXème et au XXème
siècle. La façade rue Nationale présente trois
arcades en plein cintre et à pierre à bossages surmontée
de trois fenêtres à meneaux d’architecture classique.
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980
rue Nationale
L’ensemble de la devanture du magasin et de la porte d’entrée
est un bel exemple de style troubadour
néo-gothique apprécié au XIXème
siècle. |
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| Aux
abords de la rue Nationale |
Caisse
d’Epargne - 138 rue Boiron
Conçu à la fin du XIXème siècle par
M. Tarchier, ce bâtiment témoigne du
style éclectique néo-Louis XV. Un
salon au 1er étage présente encore sa décoration
d’origine .
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Cour
des Fleurons - 125 rue Corlin
Récemment restaurée, cette cour a retrouvé sa
splendeur de la fin du XVème
siècle quand Claude
Gaspard, échevin de Villefranche et seigneur du Sou l'a fait
aménager. On y retrouve les éléments habituels
des cours de Villefranche mais réalisés de manière
volontairement ostentatoire.
Des colonnes torsadées au rez-de-chaussée soutiennent
les arcs surbaissés et les croisées d’ogive de
la galerie. Les autres niveaux reposent sur des colonnes en gagées.
La façade côté Ouest de la maison de derrière
présente trois étages de fenêtres à meneaux
entourées de nervures à réglet. Elle est surmontée
de deux gables à fleurons (d’où le nom de la cour
) ornés de choux frisés et cantonnés de trois
pinacles à crochet. |
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Groupe
Scolaire Ferdinand Buisson - rue Justin Godard
Intéressante réalisation de l’architecte Léon
Weber inaugurée en 1932.
La façade allie des lignes horizontales et trois lignes verticales,
l’ensemble reflétant l'art-déco.
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L’Hôtel
Dieu - rue de la Sous-Préfecture
Durant l’histoire, Villefranche a connu plusieurs types d’hôpitaux.
Au XIIème siècle, l’hôpital
de la Pescherie accueille les pauvres de la ville
alors qu’au Sud, la léproserie
de la Maladière reçoit les lépreux.
Au XIIème siècle, l’hôpital
de Roncevaux situé au Nord près de
la porte de Belleville prend en charge les gens de passage.
Au XVIème siècle, l’hôpital
de la Quarantaine se consacre aux pestiférés
et au XVIIème l’Hôtel
Dieu se substitue aux vieux établissements
devenus vétustes.
L’Hôtel Dieu est construit à partir de 1644
grâce aux dons de Nicolas Gay puis de Guillaume Corlin. L'édification
dure plusieurs dizaines d’années le long du Morgon
à l’emplacement de l’actuelle Maison
du Tourisme puis perpendiculairement, aujourd'hui
la Salle des Echevins.
Fin XVIIème est réalisée la grande salle de
l’actuel auditorium.
La somptueuse décoration de la Chapelle
est peinte vers 1682. D’autres bâtiments sont construits
ultérieurement rue Corlin fermant la cour qui porte le nom
de Charlotte Fresnay, historienne de l’hôpital.
Soigneusement restauré il présente une façade
rue de la Sous-Préfecture de style
classique du règne de Louis XIV alors que
les peintures de la Chapelle évoquent le baroque
italien.
Sa fonction d'hôpital s'achève en 1982; le Centre Hospitalier
Général se situe désormais sur la commune de
Gleizé. |
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Hôtel de Ville - rue de la Paix
Bâtiment volumineux d'’esthétique néo-classique
dont les toits à la française en ardoise évoqueraient
plutôt l’Ile de France et le Beffroi du Nord de l'hexagone.
L’ensemble est donc très éclectique. Il est amusant
de repérer sur les façades les quelques rares éléments
art-déco qui rappellent l'inaugutation
du bâtiment en 1928. |
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Marché
Couvert - boulevard Jean Jaurès
Conçu en 1933 par Albain Decoeur et l’ingénieur
Reverdy (entreprise Arnaud) suivant les indications de la maison Hennebique
pour les travaux de béton armé. Le rez-de-chaussée
de 2000 m2 repose sur un vaste sous-sol; il est entouré d’une
galerie de pourtour au premier étage de près de 1000
m2. La voûte en berceau brisé est soutenue par neuf arcs
en beton armé de profil pseudo-parabolique. Cette très
intéressante architecture «moderne» est parfois
oubliée du fait de l’évidente fonctionnalité
du bâtiment. De la même époque date l’ensemble
d’habitations de l’immeuble le Forum situé en face
où avant 1939 furent installés les premiers ascenseurs
d'immeuble Villefranche. |
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Notre
- Dame de Mongré
Le collège-lycée d’enseignement occupe depuis
1842 le domaine de Mongré légué par Madame
Bottu de la Barmondière à la Congrégation des
Pères jésuites pour y construire un établissement
d’éducation pour adolescents.
La majeure partie des bâtiments actuels fut construite au
milieu du XIXème siècle par Louis Bresson (1817-1893),
collaborateur de Bossan. La Chapelle est consacrée en 1867.
Elle présente une décoration murale réalisée
par Gabriel Tyr (1817-1868) d’une grande spiritualité
typique des peintres de l’âme de l’école
lyonnaise. Les orgues réalisées par Cavaillé-Coll
sont inaugurées le 2 Février 1870 par Charles-Marie
Widor.
Mongré abrite un hôpital militaire durant la guerre1914-1918:
où sont traités 2437 blessés.
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Les
Orgues de Villefranche
La ville a la chance de posséder deux orgues exceptionnelles.
Construit en 1834-1835 par Joseph Callinet,
l ’Orgue de Notre-Dame des Marais
était à l’époque novateur dans l’archevéché
de Lyon car proscrit par le rite lyonnais. Il est maintenant classé
après avoir été rénové à
plusieurs reprises.
L’Orgue de la Chapelle de Notre-Dame
de Mongré date de 1870. Il a été
conçu par Cavaillé-Coll et inauguré par Charles-Marie
Vidor. Il est aussi classé.
Notre ville possède des orgues construites par les deux plus
grands facteurs d’orgue français du XIXème siècle. |
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Salle
des Fêtes - 24/294 boulevard Louis Blanc
Conçu en 1910 par l’architecte Camille Nallet, ce bâtiment
fut d'abord un magasin de tissus. Sa façade principale richement
décorée le long du boulebard cache une structure métallique.
Depuis sa reconversion en Salle des Fêtes, l’entrée
se fait rue des Jardiniers. Cet édifice
IIIème République est en cours de restauration. |
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Eglise
Saint Pierre
A la fin du XIXème siècle, le développement du
quartier de la porte de Belleville et le rattachement d’une
partie du village d’Ouilly rendent nécessaire une nouvelle
église paroissiale. Son édification en style néo-roman
est entreprise à proximité de l’ancien rempart
sous le vocable de Saint Pierre.
Malheureusement faute de financement, seul le chevet et le transept
sont construits. Des tableaux de l’école italienne qui
mériteraient d’être mieux mis en valeur ornent
les murs. |
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